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Football : Aaron Wan-Bissaka a subi une blessure qui pourrait priver les Léopards de leur point fort défensif face à la Sierra Leone

Touché aux ischio-jambiers avec Aston Villa, le latéral droit international congolais voit se profiler une ombre grandissante sur sa participation aux deux matchs décisifs de la RDC contre la Sierra Leone, les 11 et 15 novembre prochains.

La nouvelle est tombée comme une mauvaise nouvelle de plus dans un calendrier déjà chargé. Aaron Wan-Bissaka, défenseur latéral droit des Léopards et titulaire indiscutable à Aston Villa, a contracté une blessure aux ischio-jambiers lors de la septième journée de Premier League face à Newcastle. Si le club anglais n’a pas encore communiqué la durée exacte de son indisponibilité, l’inquiétude grandit du côté de Kinshasa, à quelques semaines d’une échéance capitale pour la sélection nationale.

Selon les spécialistes, une lésion aux ischio-jambiers se décline en trois stades bien distincts. Le premier, correspondant à une élongation ou une micro-déchirure, entraîne une absence d’une à trois semaines. Le deuxième, plus sérieux, se traduit par un claquage ou une déchirure partielle, avec une immobilisation de quatre à six semaines, pouvant aller jusqu’à douze semaines dans les cas les plus sévères. Le troisième stade, le plus redouté, correspond à une rupture totale ou une désinsertion tendineuse, imposant généralement deux à trois mois d’arrêt.

C’est dire si le verdict des examens complémentaires, attendus dans les prochaines heures par l’équipe médicale d’Aston Villa, revêt une importance capitale pour la suite.

Les Léopards disputeront une double confrontation face aux Lone Stars de la Sierra Leone les mercredi 11 et dimanche 15 novembre, dans le cadre des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations. Ces rencontres, déterminantes pour la qualification, exigent un effectif au complet. Or, la proximité de l’échéance rend hypothétique la présence de Wan-Bissaka si sa blessure dépasse le premier stade.

Seule une élongation mineure ou une micro-déchirure, limitant son absence à une ou deux semaines, permettrait au défenseur de rejoindre le groupe à temps. Au-delà, son forfait paraît quasi certain.

En attendant, le peuple congolais retient son souffle. La blessure d’un joueur peut parfois peser plus lourd qu’un simple forfait, elle interroge la profondeur d’effectif, la capacité de réaction et, plus largement, la résilience d’une nation qui rêve de retrouver les sommets du football africain.

Franklin MIGABO

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